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    <title>michaël.txt</title>
    <link>https://michael.szadkowski.fr/</link>
    <description>🗣️☕📚🎮🎸 le blog de Michaël Szadkowski 👾🌈☮️📽️🤘</description>
    <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 06:14:09 +0000</pubDate>
    <item>
      <title>🔥🔥🔥 « An Undying Love For A Burning World »</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/an-undying-love-for-a-burning-world</link>
      <description>&lt;![CDATA[https://img.szadkowski.fr/n1xKMC8b/HWp7tN8t.jpg&#xA;&#xA;La résurrection de Neurosis, qui parvient à dépasser proprement les comportements problématiques et condamnables d&#39;un ancien membre.brbrAvertissement : ce post parle de métal, et de violences familiales.!--more--brbrJe ne savais plus trop où en était Neurosis depuis les très sales histoires d&#39;un de ses piliers. En 2022, le guitariste Scott Kelly avouait, dans un message Facebook, les violences psychologiques et physiques qu&#39;il faisait vivre à sa femme et à ses enfants. Il annonçait son retrait de la vie musicale, et tentait de justifier l&#39;inacceptable par sa santé mentale.brbrSes aveux, et leur tournure publique, ont dégoûté les autres membres de Neurosis. Ils ont répliqué par leur propre texte. On y lisait leur horreur face aux violences subies par la famille Kelly, et à leur médiatisation, alors que la femme de Scott Kelly avait demandé au groupe que ça ne s&#39;ébruite pas. Ils rompaient aussi publiquement avec les manipulations d&#39;un ancien « frère », mis à l&#39;écart du groupe dès 2019.&#xA;&#xA;Trahison &#xA;&#xA;De nombreux fans ont regretté une sorte de trahison de Scott Kelly. Pour beaucoup, Neurosis représentait un exutoire, parvenant à canaliser des états dépressifs ou des failles intérieures, et à les transformer en musique - et non en violence envers les autres, ou soi-même.brbrPour dresser le tableau d&#39;un groupe venu d&#39;Oakland dont le nom se traduit par « Névrose » : les albums et les concerts de Neurosis sont lents, sombres, poisseux, introspectifs, hargneux. Une intensité folle, même dans les moments les plus calmes. C&#39;est le post-hardcore.brbrSavoir que l&#39;état mental d&#39;un des artisans de Neurosis a pu se retrouver mêlé aux souffrances de sa famille a été un point de non-retour. Une vidéo de l&#39;époque martelait qu&#39;il était impossible de séparer l&#39;œuvre de Neurosis de l&#39;homme Scott Kelly, tant les tourments du guitariste avaient imprégné les compositions. Les membres de Neurosis eux-mêmes se disaient « en deuil face à la perte d&#39;une vie de travail et de leur héritage musical ».&#xA;&#xA;Trying to survive&#xA;&#xA;Tout indiquait donc que Neurosis allait se dissoudre. Le groupe a pourtant survécu, en puisant des forces chez un ami venu à la rescousse : Aaron Turner d&#39;Isis. Avec son parcours, on ne pouvait rêver d&#39;un scénario qui fasse plus de sens. La concrétisation du &#34;Neur-Isis&#34; s&#39;est faite le plus naturellement du monde, selon une interview.brbrCette sortie d&#39;impasse, c&#39;est An Undying Love For A Burning World. L&#39;album a déboulé sans prévenir, aucune promo n&#39;ayant eu lieu avant le shadow drop du 20 mars.brbrVoilà ce que le groupe dit de son geste sur son Bandcamp :&#xA;&#xA;  We need this, perhaps more than ever, and we suspect we are not alone. The trials and tribulations in our personal lives and as a band, combined with simply trying to navigate the insanity of our society, with the stress, anxiety and isolation that come with it can be excruciating. Add to that the existential confusion and sorrow of the climate crisis and the sixth mass extinction. It is enough to cause you to completely lose your mind if you can’t find release or catharsis.brbr&#xA;  This strange emotionally charged music has always been our method of trying to survive this and this is what we&#39;ve always been singing about. When you have spent a lifetime engaged with these energies and utilising this form of expression to purge and purify, it feels detrimental to our well being to let it sit idle and neglected. This was now or never.&#xA;&#xA;Touches d&#39;espoir&#xA;&#xA;Sans surprise, vu son passé et le contexte actuel, Neurosis a encore pas mal de choses à dire sur la gestion de la souffrance. On avance en terrain connu. An Undying Love For A Burning World pue l&#39;émotion brute, souvent pachydermique. L&#39;album tire sur tous les poils de notre peau grâce aux murs de guitares assenés en mid-tempo, entrecoupés de hurlements primaux et de plages electro.brbrMais. C&#39;est une évidence : la greffe avec Aaron Turner a pris. Parfois, elle n&#39;est même pas loin d&#39;avoir le dessus.brbrSes précédents groupes, en particulier Isis, comptent pour moi parmi les plus lumineux du brouillard post-hardcore. Rien d&#39;étonnant à ce que, sur ce dernier Neurosis, certaines torches soient allumées dans le tunnel. Elles ressemblent parfois à des passages atmosphériques de Gojira. Des traces de Pelican ou de Red Sparowes sont saupoudrées, l&#39;air de rien.brbrNeurosis de 2026 reste brut, toujours diablement intense. L&#39;album n&#39;est pas du genre à donner le sourire, ni à rassurer sur les fins du monde qui arrivent.brbrOn y décèle cependant des touches d&#39;espoir mélancolique, et l&#39;énergie des luttes. Comme le dit Pitchfork, qui donne 8.3 à l&#39;album, « Undying Love se lit comme un manifeste involontaire, où les valeurs sont celles de la dignité : la solidarité contre l&#39;exploitation, le soutien mutuel entre proches, et une affirmation que le narcissisme des petites différences humaines ne fait que réduire une vie déjà trop courte ».brbrC&#39;est sur tout ça que Neurosis s&#39;appuie pour dépasser Neurosis. Sans effacer la tache des circonstances liées à son nom, mais en la digérant pour ne pas la laisser tout emporter. Ça semblait impossible, et pourtant, ils l&#39;ont fait : « healing has begun ».&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)_]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.szadkowski.fr/n1xKMC8b/HWp7tN8t.jpg" alt="https://img.szadkowski.fr/n1xKMC8b/HWp7tN8t.jpg"></p>

<p>La résurrection de Neurosis, qui parvient à dépasser proprement les comportements problématiques et condamnables d&#39;un ancien membre.<br><br><em>Avertissement : ce post parle de métal, et de violences familiales.</em><br><br>Je ne savais plus trop où en était Neurosis depuis les très sales histoires d&#39;un de ses piliers. En 2022, le guitariste Scott Kelly avouait, dans un message Facebook, les violences psychologiques et physiques qu&#39;il faisait vivre à sa femme et à ses enfants. Il annonçait son retrait de la vie musicale, et tentait de justifier l&#39;inacceptable par sa santé mentale.<br><br>Ses aveux, et leur tournure publique, ont dégoûté les autres membres de Neurosis. Ils ont répliqué <a href="https://www.facebook.com/f/posts/pfbid02wgP6x2b63MX91VtkR9Eh985xJPgnxh3XdhDiZAAncWpridTTee61AfkuU1BffBrl">par leur propre texte</a>. On y lisait leur horreur face aux violences subies par la famille Kelly, et à leur médiatisation, alors que la femme de Scott Kelly avait demandé au groupe que ça ne s&#39;ébruite pas. Ils rompaient aussi publiquement avec les manipulations d&#39;un ancien <em>« frère »</em>, mis à l&#39;écart du groupe dès 2019.</p>

<h2 id="trahison">Trahison</h2>

<p>De nombreux fans ont regretté une sorte de trahison de Scott Kelly. Pour beaucoup, Neurosis représentait un exutoire, parvenant à canaliser des états dépressifs ou des failles intérieures, et à les transformer en musique – et non en violence envers les autres, ou soi-même.<br><br>Pour dresser le tableau d&#39;un groupe venu d&#39;Oakland dont le nom se traduit par « Névrose » : les albums et les concerts de Neurosis sont lents, sombres, poisseux, introspectifs, hargneux. Une intensité folle, même dans les moments les plus calmes. C&#39;est le post-hardcore.<br><br>Savoir que l&#39;état mental d&#39;un des artisans de Neurosis a pu se retrouver mêlé aux souffrances de sa famille a été un point de non-retour. Une <a href="https://youtube.com/watch?v=7Gp0oUIbEfs">vidéo</a> de l&#39;époque martelait qu&#39;il était impossible de séparer l&#39;œuvre de Neurosis de l&#39;homme Scott Kelly, tant les tourments du guitariste avaient imprégné les compositions. Les membres de Neurosis eux-mêmes se disaient <em>« en deuil face à la perte d&#39;une vie de travail et de leur héritage musical »</em>.</p>

<h2 id="trying-to-survive">Trying to survive</h2>

<p>Tout indiquait donc que Neurosis allait se dissoudre. Le groupe a pourtant survécu, en puisant des forces chez un ami venu à la rescousse : Aaron Turner d&#39;Isis. Avec <a href="https://www.thrashocore.com/thrashotheque/groupe/0.html?groupe=577#%2Fchroniques%2Fchronique%2F3582-isis-panopticon-2004-chronique.html">son parcours</a>, on ne pouvait rêver d&#39;un scénario qui fasse plus de sens. La concrétisation du “Neur-Isis” s&#39;est faite le plus naturellement du monde, selon une <a href="https://daily.bandcamp.com/features/neurosis-an-undying-love-for-a-burning-world-interview">interview</a>.<br><br>Cette sortie d&#39;impasse, c&#39;est <em>An Undying Love For A Burning World</em>. L&#39;album a déboulé sans prévenir, aucune promo n&#39;ayant eu lieu avant le <em>shadow drop</em> du 20 mars.<br><br>Voilà ce que le groupe dit de son geste sur son <a href="https://neurosis.bandcamp.com/album/an-undying-love-for-a-burning-world">Bandcamp</a> :</p>

<blockquote><p>We need this, perhaps more than ever, and we suspect we are not alone. The trials and tribulations in our personal lives and as a band, combined with simply trying to navigate the insanity of our society, with the stress, anxiety and isolation that come with it can be excruciating. Add to that the existential confusion and sorrow of the climate crisis and the sixth mass extinction. It is enough to cause you to completely lose your mind if you can’t find release or catharsis.<br><br>
This strange emotionally charged music has always been our method of trying to survive this and this is what we&#39;ve always been singing about. When you have spent a lifetime engaged with these energies and utilising this form of expression to purge and purify, it feels detrimental to our well being to let it sit idle and neglected. This was now or never.</p></blockquote>

<h2 id="touches-d-espoir">Touches d&#39;espoir</h2>

<p>Sans surprise, vu son passé et le contexte actuel, Neurosis a encore pas mal de choses à dire sur la gestion de la souffrance. On avance en terrain connu. <em>An Undying Love For A Burning World</em> pue l&#39;émotion brute, souvent pachydermique. L&#39;album tire sur tous les poils de notre peau grâce aux murs de guitares assenés en mid-tempo, entrecoupés de hurlements primaux et de plages electro.<br><br>Mais. C&#39;est une évidence : la greffe avec Aaron Turner a pris. Parfois, elle n&#39;est même pas loin d&#39;avoir le dessus.<br><br>Ses précédents groupes, en particulier Isis, comptent pour moi parmi les plus lumineux du brouillard post-hardcore. Rien d&#39;étonnant à ce que, sur ce dernier Neurosis, certaines torches soient allumées dans le tunnel. Elles ressemblent parfois à des passages atmosphériques de Gojira. Des traces de Pelican ou de Red Sparowes sont saupoudrées, l&#39;air de rien.<br><br>Neurosis de 2026 reste brut, toujours diablement intense. L&#39;album n&#39;est pas du genre à donner le sourire, ni à rassurer sur les fins du monde qui arrivent.<br><br>On y décèle cependant des touches d&#39;espoir mélancolique, et l&#39;énergie des luttes. Comme le dit <a href="https://pitchfork.com/reviews/albums/neurosis-an-undying-love-for-a-burning-world/">Pitchfork</a>, qui donne 8.3 à l&#39;album, <em>« Undying Love se lit comme un manifeste involontaire, où les valeurs sont celles de la dignité : la solidarité contre l&#39;exploitation, le soutien mutuel entre proches, et une affirmation que le narcissisme des petites différences humaines ne fait que réduire une vie déjà trop courte »</em>.<br><br>C&#39;est sur tout ça que Neurosis s&#39;appuie pour dépasser Neurosis. Sans effacer la tache des circonstances liées à son nom, mais en la digérant pour ne pas la laisser tout emporter. Ça semblait impossible, et pourtant, ils l&#39;ont fait : <a href="https://www.facebook.com/officialneurosis/posts/pfbid02JiXwztP5eK99S2Ti3ScEvAD3J2LBazYsrwQwzQs2pFKaiUBtZor2MVrR8SCyXj9Sl?locale=fr_FR"><em>« healing has begun »</em></a>.</p>

<p><em>Réaction, question, idée ?</em>
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      <guid>https://michael.szadkowski.fr/an-undying-love-for-a-burning-world</guid>
      <pubDate>Mon, 30 Mar 2026 12:43:44 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>🗿🗿🗿 « Projet Dernière Chance »</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/projet-derniere-chance</link>
      <description>&lt;![CDATA[Amazon produit un film où un voyage dans l&#39;espace doit sauver l&#39;humanité, allez savoir pourquoi. Mais il fait un carton, et ça se comprend. Les ados de la maison sont déjà allés le voir deux fois. Y trouvent-ils des raisons d&#39;espérer ? J&#39;espère que oui.brbrhappy Ryan!--more--brbrProjet Dernière Chance vise très juste dans la Hard SF humaine et bienveillante, qui compte sur la recherche, la communication, l&#39;intelligence, l&#39;humour, et l&#39;acceptation (de soi et des autres) pour construire des avenirs où la vie reste possible. On s&#39;y concentre sur le constructif et ce qui fait du bien, à défaut de réalisme. Et on est loin du cynisme que peuvent porter For All Mankind ou Don&#39;t Look Up, qui brassent des thèmes comparables.brbrSandra Hüller est une nouvelle fois grandiose. Ryan Gosling est impayable entre émotion, dérision et petites fesses qui dansent. Ses relations avec Rocky font penser à du Becky Chambers, et ce n&#39;est pas le moindre des compliments.brbrTout n&#39;est pas parfait, c&#39;est un peu trop long. Mais dans une salle pleine, les gens rigolent, ou retiennent leur souffle sans chuchoter ni bailler pendant 2h37 (oui, prévoyez une gourde). On est sur du spectaculaire qui reste sensible et fait réfléchir. Par les temps qui courent, on prend à bras ouverts.brbrLire aussi : cette comparaison entre le livre et le film, qui s&#39;enthousiasme pour les deux.&#xA;&#xA;#microcritique #film #sciencefiction&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)_]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Amazon produit un film où un voyage dans l&#39;espace doit sauver l&#39;humanité, <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/31/blue-origin-la-societe-de-jeff-bezos-met-le-tourisme-spatial-en-pause-pour-se-concentrer-sur-la-lune_6664832_3210.html">allez savoir pourquoi</a>. Mais il <a href="https://www.huffingtonpost.fr/culture/article/le-film-projet-derniere-chance-avec-ryan-gosling-met-tout-le-monde-d-accord-et-ca-se-voit-clx1_261892.html">fait un carton</a>, et ça se comprend. Les ados de la maison sont déjà allés le voir deux fois. Y trouvent-ils des raisons d&#39;espérer ? J&#39;espère que oui.<br><br><img src="https://img.szadkowski.fr/ASEuDhgj/OJ0AAXYY.jpeg" alt="happy Ryan"><br><br><em>Projet Dernière Chance</em> vise très juste dans la Hard SF humaine et bienveillante, qui compte sur la recherche, la communication, l&#39;intelligence, l&#39;humour, et l&#39;acceptation (de soi et des autres) pour construire des avenirs où la vie reste possible. On s&#39;y concentre sur le constructif et ce qui fait du bien, à défaut de réalisme. Et on est loin du cynisme que peuvent porter <em>For All Mankind</em> ou <em>Don&#39;t Look Up</em>, qui brassent des thèmes comparables.<br><br>Sandra Hüller est une nouvelle fois grandiose. Ryan Gosling est impayable entre émotion, dérision et petites fesses qui dansent. Ses relations avec Rocky font penser <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/la-chronique-de-lloyd-chery/la-chronique-de-lloyd-chery-du-dimanche-02-juillet-2023-3185087">à du Becky Chambers</a>, et ce n&#39;est pas le moindre des compliments.<br><br>Tout n&#39;est pas parfait, c&#39;est un peu trop long. Mais dans une salle pleine, les gens rigolent, ou retiennent leur souffle sans chuchoter ni bailler pendant 2h37 (oui, prévoyez une gourde). On est sur du spectaculaire qui reste sensible et fait réfléchir. Par les temps qui courent, on prend à bras ouverts.<br><br><em>Lire aussi : cette <a href="https://medium.com/theuglymonster/project-hail-mary-is-the-return-of-the-great-space-epic-and-should-not-be-missed-for-the-world-a54f87b764f3">comparaison entre le livre et le film</a>, qui s&#39;enthousiasme pour les deux.</em></p>

<p><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:microcritique" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">microcritique</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:film" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">film</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:sciencefiction" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">sciencefiction</span></a></p>

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]]></content:encoded>
      <guid>https://michael.szadkowski.fr/projet-derniere-chance</guid>
      <pubDate>Sat, 28 Mar 2026 21:05:02 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>🛠️ Premier bilan 📩 Nouvelle newsletter</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/premier-bilan-nouvelle-newsletter</link>
      <description>&lt;![CDATA[Cela fait un peu plus d&#39;un mois que mon blog est né. J&#39;en suis toujours très content. La joie simple de pouvoir écrire et publier sur un espace 100% maîtrisé continue de me suivre.brbr!--more--Parmi les effets bénéfiques : j&#39;écris davantage. Je pense que ça me fait du bien, surtout dans les épreuves des dernières semaines. Je suis d&#39;ailleurs très heureux d&#39;avoir pu poster des textes en hommage à mes grands-parents disparus (Pépé, Mamie Monique) dans un espace propre. Je vois aussi pointer une sorte d&#39;hygiène mentale. Mettre des mots participe à me canaliser sur un sujet, ou à bien expliquer certaines choses ressenties, une aptitude qui me fait parfois cruellement défaut.brbrChose folle, des lecteurs et des lectrices sont là. Un peu plus de 2500 vues sur les articles comptabilisées par WriteFreely depuis mi-février. Sans que je sache très bien ce que représentent ces vues (pages vues ? visites ? clics...?). La plupart arrivent par des relais extérieurs : elles augmentent quand je diffuse un post sur mes réseaux sociaux. Je n&#39;en sais pas plus. Et je ne regarde même pas tant que ça ces chiffres, qui l&#39;eût cru.brbrMais si vous avez lu un article ici, et que vous avez pris le temps de m&#39;y répondre par mail : ❤️ merci ! ❤️ La plupart des échanges après un post viennent de personnes que je connais IRL, et tant mieux. C&#39;est vraiment cool d&#39;avoir cet espace de discussion qui ne passe pas par des popcorns conversationnels (genre : des DM Insta entrecoupés de reels de Jérémie). Les mots semblent davantage choisis dans les emails qu&#39;on s&#39;écrit. Cela m&#39;aide aussi pour le suivi des discussions, et c&#39;est reposant. J&#39;ai pu enfin renouer avec quelques personnes à qui je n&#39;avais pas parlé depuis longtemps, et c&#39;est une bonne chose. Vous avez bien fait de m&#39;écrire !brbrLe principal sujet technique de ce blog, sur lequel je me suis battu ces derniers jours : une nouvelle newsletter. Si le précédent système intégré à WriteFreely était très facile, les mails reçus par ma quinzaine d&#39;abonnés (❤️ merci pour le follow ! ❤️) s&#39;affichaient mal. Dommage. Je me suis rabattu sur un service français dédié, Brevo. L&#39;édition de templates qui fonctionnent sur plusieurs services de mails a de quoi faire s&#39;arracher les cheveux. Mais les mails s&#39;affichent normalement bien mieux maintenant. Si vous lisez cet article dans votre email, n&#39;hésitez pas à me faire un retour sur le format ! Et si vous n&#39;êtes pas encore inscrit.e, cela se passe dans le formulaire ci-dessous. Vous recevrez ensuite chaque nouveau post de michaël.txt dans vos mails. Pratique ! #astucebrbr💌 S&#39;inscrire à la newsletterbrbr&#xA;Parmi mes prochains chantiers : continuer d&#39;écrire, si possible régulièrement, mais toujours sans pression. Encore peaufiner l&#39;esthétique. Essayer d&#39;afficher des sortes de rubriques quelque part (#microcritique, #photos...). Pourquoi pas intégrer d&#39;autres services marrants. Et tester d&#39;autres formats. Peut-être... l&#39;audio. Mais pas pour moi : l&#39;idée vient de mes filles, qui se mettent à enregistrer des podcasts. Si si, je vous jure. Merci Astrapi. C&#39;est évidemment très drôle, et ça peut mériter d&#39;être écouté au moins pour ça. On verra !brbr#makingof&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Cela fait un peu plus d&#39;un mois que <a href="https://michael.szadkowski.fr/reprendre-le-controle">mon blog est né</a>. J&#39;en suis toujours très content. La joie simple de pouvoir écrire et publier sur un espace 100% maîtrisé continue de me suivre.<br><br>Parmi les effets bénéfiques : j&#39;écris davantage. Je pense que ça me fait du bien, surtout dans les épreuves des dernières semaines. Je suis d&#39;ailleurs très heureux d&#39;avoir pu poster des textes en hommage à mes grands-parents disparus (<a href="https://michael.szadkowski.fr/pepe-le-poete">Pépé</a>, <a href="https://michael.szadkowski.fr/mamie-monique">Mamie Monique</a>) dans un espace propre. Je vois aussi pointer une sorte d&#39;hygiène mentale. Mettre des mots participe à me canaliser sur un sujet, ou à bien expliquer certaines choses ressenties, une aptitude qui me fait parfois cruellement défaut.<br><br>Chose folle, des lecteurs et des lectrices sont là. Un peu plus de 2500 vues sur les articles comptabilisées par <em>WriteFreely</em> depuis mi-février. Sans que je sache très bien ce que représentent ces vues (pages vues ? visites ? clics...?). La plupart arrivent par des relais extérieurs : elles augmentent quand je diffuse un post sur mes réseaux sociaux. Je n&#39;en sais pas plus. Et je ne regarde même pas tant que ça ces chiffres, qui l&#39;eût cru.<br><br>Mais si vous avez lu un article ici, et que vous avez pris le temps de m&#39;y répondre par mail : <em>❤️ merci ! ❤️</em> La plupart des échanges après un post viennent de personnes que je connais IRL, et tant mieux. C&#39;est vraiment cool d&#39;avoir cet espace de discussion qui ne passe pas par des popcorns conversationnels <em>(genre : des DM Insta entrecoupés de reels de Jérémie)</em>. Les mots semblent davantage choisis dans les emails qu&#39;on s&#39;écrit. Cela m&#39;aide aussi pour le suivi des discussions, et c&#39;est reposant. J&#39;ai pu enfin renouer avec quelques personnes à qui je n&#39;avais pas parlé depuis longtemps, et c&#39;est une bonne chose. Vous avez bien fait de m&#39;écrire !<br><br>Le principal sujet technique de ce blog, sur lequel je me suis battu ces derniers jours : une nouvelle newsletter. Si le précédent système intégré à <em>WriteFreely</em> était très facile, les mails reçus par ma quinzaine d&#39;abonnés <em>(❤️ merci pour le follow ! ❤️)</em> s&#39;affichaient mal. Dommage. Je me suis rabattu sur un service français dédié, Brevo. L&#39;édition de <em>templates</em> qui fonctionnent sur plusieurs services de mails a de quoi faire s&#39;arracher les cheveux. Mais les mails s&#39;affichent normalement bien mieux maintenant. Si vous lisez cet article dans votre email, n&#39;hésitez pas à me faire un retour sur le format ! Et si vous n&#39;êtes pas encore inscrit.e, cela se passe dans le formulaire ci-dessous. Vous recevrez ensuite chaque nouveau post de <em>michaël.txt</em> dans vos mails. Pratique ! <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:astuce" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">astuce</span></a><br><br><a href="https://8042f63c.sibforms.com/serve/MUIFAJiYkqDLFPTK3LkdbobZT0MYgQM0p_1z-0uQvR0FrU8iGAUyTmDWf9zKEviltX1Yj2L-wurqE8olPYVm00xl0E2msgQIUOMG-OfZvyShXX0M4YFzTkQtzSLS_XS8bT35lWkVx7b62cUqwYO5PIBDzszKO5jyR0y8NIEDOOeAeZCsOPax0KTXQ2RMS-qynOZUOQc2WBI0SKzRkQ=="><em>💌 S&#39;inscrire à la newsletter</em></a><br><br>
Parmi mes prochains chantiers : continuer d&#39;écrire, si possible régulièrement, mais toujours sans pression. Encore peaufiner l&#39;esthétique. Essayer d&#39;afficher des sortes de rubriques quelque part (<a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:microcritique"><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:microcritique" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">microcritique</span></a></a>, <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:photos"><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:photos" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">photos</span></a></a>...). Pourquoi pas intégrer d&#39;autres services marrants. Et tester d&#39;autres formats. Peut-être... l&#39;audio. Mais pas pour moi : l&#39;idée vient de mes filles, qui se mettent à enregistrer des podcasts. Si si, je vous jure. <a href="https://www.bayardeducation.com/nos-ressources-pedagogiques/education-aux-medias/comment-creer-un-podcast-avec-ses-eleves-pas-a-pas/">Merci <em>Astrapi</em></a>. C&#39;est évidemment très drôle, et ça peut mériter d&#39;être écouté au moins pour ça. On verra !<br><br><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:makingof" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">makingof</span></a></p>

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      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 16:27:08 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>⛪️ Funérarium</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/funerarium</link>
      <description>&lt;![CDATA[C&#39;était la première fois que je mettais les pieds dans un funérarium. Je ne sais pas à quel point ces lieux sont habituels dans les rituels de deuil. Il n&#39;y en pas vraiment à Paris ou en région parisienne - c&#39;est en tout cas ce que constatent les Vendéens, qui s&#39;en étonnent tant cela leur est familier. C&#39;était saisissant à découvrir.&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;En Vendée, les funérariums ouverts au public ont permis de perpétuer les coutumes locales après un décès. À savoir : les veillées funèbres. Pendant plusieurs jours, après la mort et avant l&#39;enterrement, le cadavre du défunt était exposé à son domicile, dans un cercueil ouvert. La famille, les proches, les connaissances, les voisins venaient lui rendre hommage, et discuter avec son cercle intime, qui vivait là avec la personne décédée.&#xA;&#xA;La pratique, fortement teintée de religion, s&#39;est perdue peu à peu selon Pèlerin Magazine. Mais ces veillées restent encore la norme en Vendée, selon toute la famille que j&#39;ai croisée aujourd&#39;hui. Et en fonction des habitudes et des possibilités des pompes funèbres, elles peuvent désormais se déplacer dans des lieux neutres : des funérariums, où tout est prévu pour ces moments d&#39;hommages et de recueillement collectif.&#xA;&#xA;C&#39;est ce qui arrive à Mamie Monique, qui est dans un funérarium depuis vendredi. &#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/CZwpxqyF/lEGbvvnW.jpeg&#xA;&#xA;Un établissement flambant neuf, inauguré en 2023. Entièrement climatisé, avec des citations au mur, des décorations et des couleurs douces. Dans une région côtière et rurale, où vivent beaucoup de personnes âgées, tout est manifestement très bien fait.&#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/4xQaNv8p/nggiXndo.jpeg&#xA;&#xA;Ces quatre derniers jours, de 9h à 20h, des connaissances, membres et amis de la famille, sont venus rendre visite à Mamie dans une salle dédiée. Son cercueil était ouvert, mais un thanatopracteur lui avait donné des traits paisibles. Ses mains croisées tenaient un chapelet. Mon cousin, qui comme moi n&#39;avait pas l&#39;habitude de  ces mises en scène, avait l&#39;impression qu&#39;elle allait se réveiller.&#xA;&#xA;Dans la pièce, une musique calme et relaxante, et un éclairage tamisé. Des sièges et des canapés prévus pour s&#39;asseoir. Sa photo sur un rondin, devant les fleurs laissées ou envoyées. Au mur, un petit écran diffuse des images apaisantes de la région. &#xA;&#xA;C&#39;était à la fois tout droit sorti d&#39;un film américain, et irréel. Chargé de quelque chose d&#39;indéfinissable.&#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/Db3J42VW/VM5TEEXe.jpeg&#xA;&#xA;Ses deux fils s&#39;y sont succédés en permanence pour accueillir les visiteurs. Ils étaient nombreux ce week-end, à passer comme ils pouvaient. Beaucoup ne seront pas là à l&#39;enterrement proprement dit. C&#39;était donc leurs au revoir.&#xA;&#xA;C&#39;était, pour mon père et son frère, l&#39;occasion de discussions pour faire le point, et de raviver des souvenirs avec des personnes croisées il y a très longtemps. Certains se sont épanchés longuement. Car dans la pièce, même si chacun peut se recueillir en paix, les discussions vont aussi bon train. On y a eu des moments profonds, et des anecdotes tout à fait triviales.&#xA;&#xA;Selon mon père, de telles veillées en présence de la personne décédée permettent aux vivants de mieux gérer la disparition. De visualiser, et d&#39;expérimenter avec les cinq sens, ce que cela signifie intimement pour chacun. Ce qui permet, ensuite, de mieux processer le deuil.&#xA;&#xA;Juste à côté, on avait droit à un espace dédié à la famille avec de quoi s&#39;asseoir, manger un bout, boire un café ou l&#39;apéro. Avec même un frigo et une kitchenette. On y a passé pas mal de temps, et c&#39;est là que j&#39;ai appris tout ça. Avant d&#39;aller prendre un moment pour remercier Mamie en tête-à-tête.&#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/G60TBsSb/ZOnd8tWx.jpg&#xA;&#xA;#deuil #famille #mort&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)_]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>C&#39;était la première fois que je mettais les pieds dans un funérarium. Je ne sais pas à quel point ces lieux sont habituels dans les rituels de deuil. Il n&#39;y en pas vraiment à Paris ou en région parisienne – c&#39;est en tout cas ce que constatent les Vendéens, qui s&#39;en étonnent tant cela leur est familier. C&#39;était saisissant à découvrir.</p>



<p>En Vendée, les funérariums ouverts au public ont permis de perpétuer les coutumes locales après un décès. À savoir : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Veill%C3%A9e_fun%C3%A8bre">les veillées funèbres</a>. Pendant plusieurs jours, après la mort et avant l&#39;enterrement, le cadavre du défunt était exposé à son domicile, dans un cercueil ouvert. La famille, les proches, les connaissances, les voisins venaient lui rendre hommage, et discuter avec son cercle intime, qui vivait là avec la personne décédée.</p>

<p>La pratique, fortement teintée de religion, s&#39;est perdue peu à peu <a href="https://www.lepelerin.com/france/societe/pourquoi-organise-t-on-de-moins-en-moins-les-veillees-funebres-a-domicile-8405">selon <em>Pèlerin Magazine</em></a>. Mais ces veillées restent encore la norme en Vendée, selon toute la famille que j&#39;ai croisée aujourd&#39;hui. Et en fonction des habitudes et des possibilités des pompes funèbres, elles peuvent désormais se déplacer dans des lieux neutres : des funérariums, où tout est prévu pour ces moments d&#39;hommages et de recueillement collectif.</p>

<p>C&#39;est ce qui arrive à <a href="https://michael.szadkowski.fr/mamie-monique">Mamie Monique</a>, qui est dans un funérarium depuis vendredi.</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/CZwpxqyF/lEGbvvnW.jpeg" alt="https://img.szadkowski.fr/CZwpxqyF/lEGbvvnW.jpeg"></p>

<p>Un établissement flambant neuf, inauguré en 2023. Entièrement climatisé, avec des citations au mur, des décorations et des couleurs douces. Dans une région côtière et rurale, où vivent beaucoup de personnes âgées, tout est manifestement très bien fait.</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/4xQaNv8p/nggiXndo.jpeg" alt="https://img.szadkowski.fr/4xQaNv8p/nggiXndo.jpeg"></p>

<p>Ces quatre derniers jours, de 9h à 20h, des connaissances, membres et amis de la famille, sont venus rendre visite à Mamie dans une salle dédiée. Son cercueil était ouvert, mais un thanatopracteur lui avait donné des traits paisibles. Ses mains croisées tenaient un chapelet. Mon cousin, qui comme moi n&#39;avait pas l&#39;habitude de  ces mises en scène, avait l&#39;impression qu&#39;elle allait se réveiller.</p>

<p>Dans la pièce, une musique calme et relaxante, et un éclairage tamisé. Des sièges et des canapés prévus pour s&#39;asseoir. Sa photo sur un rondin, devant les fleurs laissées ou envoyées. Au mur, un petit écran diffuse des images apaisantes de la région.</p>

<p>C&#39;était à la fois tout droit sorti d&#39;un film américain, et irréel. Chargé de quelque chose d&#39;indéfinissable.</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/Db3J42VW/VM5TEEXe.jpeg" alt="https://img.szadkowski.fr/Db3J42VW/VM5TEEXe.jpeg"></p>

<p>Ses deux fils s&#39;y sont succédés en permanence pour accueillir les visiteurs. Ils étaient nombreux ce week-end, à passer comme ils pouvaient. Beaucoup ne seront pas là à l&#39;enterrement proprement dit. C&#39;était donc leurs au revoir.</p>

<p>C&#39;était, pour mon père et son frère, l&#39;occasion de discussions pour faire le point, et de raviver des souvenirs avec des personnes croisées il y a très longtemps. Certains se sont épanchés longuement. Car dans la pièce, même si chacun peut se recueillir en paix, les discussions vont aussi bon train. On y a eu des moments profonds, et des anecdotes tout à fait triviales.</p>

<p>Selon mon père, de telles veillées en présence de la personne décédée permettent aux vivants de mieux gérer la disparition. De visualiser, et d&#39;expérimenter avec les cinq sens, ce que cela signifie intimement pour chacun. Ce qui permet, ensuite, de mieux processer le deuil.</p>

<p>Juste à côté, on avait droit à un espace dédié à la famille avec de quoi s&#39;asseoir, manger un bout, boire un café ou l&#39;apéro. Avec même un frigo et une kitchenette. On y a passé pas mal de temps, et c&#39;est là que j&#39;ai appris tout ça. Avant d&#39;aller prendre un moment pour remercier Mamie en tête-à-tête.</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/G60TBsSb/ZOnd8tWx.jpg" alt="https://img.szadkowski.fr/G60TBsSb/ZOnd8tWx.jpg"></p>

<p><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:deuil" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">deuil</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:famille" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">famille</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:mort" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">mort</span></a></p>

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      <guid>https://michael.szadkowski.fr/funerarium</guid>
      <pubDate>Mon, 23 Mar 2026 23:11:41 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>⬛ Mamie Monique</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/mamie-monique</link>
      <description>&lt;![CDATA[Ses dernières années ont été longues, marquées par la maladie et le déclin. Mamie Monique est finalement morte jeudi 19 mars. Elle avait 91 ans.&#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/LBWRlWMB/rDE8qQvr.jpg&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;Autant vous dire tout de suite, je n&#39;ai pas le moral. Deux deuils de grand-parents, aussi rapprochés, déclenchent diverses questions sur la présence de la mort, et des états d&#39;esprits plutôt sombres. Pour mes parents, c&#39;est encore plus difficile. Je fais aller en me focalisant sur le reste de la vie.&#xA;&#xA;Dès le départ, j&#39;ai apellé Monique &#34;Mamie&#34;. Je l&#39;ai connue très tôt, vers l&#39;âge de 3 ans. Elle était la mère de mon père - qui est aussi mon beau-père. &#xA;&#xA;Elle m&#39;a tout de suite adopté. Elle s&#39;inquiétait de savoir si je mangeais bien, et devisait régulièrement sur l&#39;état de mes &#34;cuissots&#34;. Pendant que la famille mangeait des fruits de mer (langoustines, coquillages... pas trop mon truc), elle me gardait des tomates ou des pots de rillettes, que j&#39;éclatais avec joie.&#xA;&#xA;Dès qu&#39;on arrivait chez elle et mon grand-père, Papy Guy, elle s&#39;inquiétait de notre mauvaise mine de Franciliens. Elle nous envoyait nous balader à la plage, par tous les temps. Quand on revenait, et qu&#39;on avait du rose sur les joues, elle disait qu&#39;on allait mieux. Elle a toujours vécu en Vendée, entre les Sables-d&#39;Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie. La mer a toujours compté dans son quotidien.&#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/1LWWtq1n/KgGfQbfE.jpg&#xA;&#xA;J&#39;ai vécu plusieurs semaines chez elle et Papy Guy en 2010, l&#39;été où j&#39;ai travaillé à Ouest-France. Une petite routine s&#39;était mise en place. Ils m&#39;attendaient pour dîner, et je leur racontais les histoires et reportages de la locale de Challans, dont le territoire de couverture s&#39;étendait jusqu&#39;à Noirmoutiers. Mamie avait découpé chaque article paru dans l&#39;édition papier de Ouest-France - Vendée cet été là. J&#39;ai toujours l&#39;enveloppe qui les contient.&#xA;&#xA;Ce même été, je leur avais caché être allé au Hellfest, prétextant une visite chez des amis. J&#39;avais passé deux jours à dormir dans ma Corsa sur le parking, après les concerts, les photos et diverses pratiques des lieux que Mamie n&#39;aurait certainement pas approuvées.&#xA;&#xA;Monique était profondément vendéenne et catholique, attachée à l&#39;ordre et à un certains sens des traditions. Elle menait une vie simple, construite autour de rituels immuables. Déjeuner à midi, dîner à 19h, la télévision allumée pendant les repas, mais aussi avant et après (Feux de l&#39;Amour, QPUC, Le Soir 3...). La marche ou le vélo pour aller aux courses, les cafés chez les voisins, la messe. &#xA;&#xA;Je ne lui ai jamais connu aucun excès, à part parfois un peu trop de beurre. Pas d&#39;alcool à l&#39;horizon. J&#39;ai souvent pensé qu&#39;elle nous enterrerait tous. Raté.&#xA;&#xA;La vie en ville et l&#39;agitation du monde ne l&#39;intéressait pas, voire, lui faisait peur. Elle apprenait ce qu&#39;elle voulait en savoir dans les JT de TF1. Très pieuse, elle ne lisait que des livres dédiés aux prières ou aux papes, Pèlerin Magazine, et allait fréquemment à Lourdes avec d&#39;autres &#34;anciens&#34;.&#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/fNU9JGrK/fzX7JNgV.jpg&#xA;&#xA;Elle était aussi, avant tout, une femme au foyer du XXe siècle. Je ne crois pas qu&#39;elle ait jamais travaillée ailleurs que chez elle, pour sa maison, son mari et ses deux fils. Elle est née juste avant la Seconde Guerre Mondiale. Elle a vécu ses premières années dans une petite ferme, à dormir tous dans la même chambre, souvent sans électricité. Elle a ensuite vécu avec incrédulité la prospérité et les innovations des Trentes Glorieuses. Ses révolutions s&#39;appelaient frigo, congélateur, four électrique, aspirateur. Elle s&#39;est arrêtée au téléphone fixe (dans lequel elle hurlait) et à la télévision. Internet, les ordinateurs, ça n&#39;était pas pour elle, m&#39;avait-elle expliqué.&#xA;&#xA;Outre son amour pour ses petits-enfants, je garde aussi en mémoire sa patience infinie. Quand elle s&#39;occupait de nous dans la petite maison vendéenne tout en bois, avec ma sœur et mes cousins, et qu&#39;on lui en faisait voir de toutes les couleurs - quand on ne se cachait pas pour jouer à la Mega Drive en cachette. J&#39;imagine que sa rigueur, et ses cadres, ont contribué aussi à forger nos dépassements des interdits. Encore désolé Mamie. J&#39;espère que tout est plus calme.&#xA;&#xA;#deuil #famille #mort&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Ses dernières années ont été longues, marquées par la maladie et le déclin. Mamie Monique est finalement morte jeudi 19 mars. Elle avait 91 ans.</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/LBWRlWMB/rDE8qQvr.jpg" alt="https://img.szadkowski.fr/LBWRlWMB/rDE8qQvr.jpg"></p>



<p><em>Autant vous dire tout de suite, je n&#39;ai pas le moral. <a href="https://michael.szadkowski.fr/pepe-le-poete">Deux deuils de grand-parents</a>, aussi rapprochés, déclenchent diverses questions sur la présence de la mort, et des états d&#39;esprits plutôt sombres. Pour mes parents, c&#39;est encore plus difficile. Je fais aller en me focalisant sur le reste de la vie.</em></p>

<p>Dès le départ, j&#39;ai apellé Monique “Mamie”. Je l&#39;ai connue très tôt, vers l&#39;âge de 3 ans. Elle était la mère de mon père – qui est aussi mon beau-père.</p>

<p>Elle m&#39;a tout de suite adopté. Elle s&#39;inquiétait de savoir si je mangeais bien, et devisait régulièrement sur l&#39;état de mes “cuissots”. Pendant que la famille mangeait des fruits de mer (langoustines, coquillages... pas trop mon truc), elle me gardait des tomates ou des pots de rillettes, que j&#39;éclatais avec joie.</p>

<p>Dès qu&#39;on arrivait chez elle et mon grand-père, Papy Guy, elle s&#39;inquiétait de notre mauvaise mine de Franciliens. Elle nous envoyait nous balader à la plage, par tous les temps. Quand on revenait, et qu&#39;on avait du rose sur les joues, elle disait qu&#39;on allait mieux. Elle a toujours vécu en Vendée, entre les Sables-d&#39;Olonne et Saint-Gilles-Croix-de-Vie. La mer a toujours compté dans son quotidien.</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/1LWWtq1n/KgGfQbfE.jpg" alt="https://img.szadkowski.fr/1LWWtq1n/KgGfQbfE.jpg"></p>

<p>J&#39;ai vécu plusieurs semaines chez elle et Papy Guy en 2010, l&#39;été où j&#39;ai travaillé à <em>Ouest-France</em>. Une petite routine s&#39;était mise en place. Ils m&#39;attendaient pour dîner, et je leur racontais les histoires et reportages de la locale de Challans, dont le territoire de couverture s&#39;étendait jusqu&#39;à Noirmoutiers. Mamie avait découpé chaque article paru dans l&#39;édition papier de <em>Ouest-France – Vendée</em> cet été là. J&#39;ai toujours l&#39;enveloppe qui les contient.</p>

<p>Ce même été, je leur avais caché être allé au Hellfest, prétextant une visite chez des amis. J&#39;avais passé deux jours à dormir dans ma Corsa sur le parking, après les concerts, les photos et diverses pratiques des lieux que Mamie n&#39;aurait certainement pas approuvées.</p>

<p>Monique était profondément vendéenne et catholique, attachée à l&#39;ordre et à un certains sens des traditions. Elle menait une vie simple, construite autour de rituels immuables. Déjeuner à midi, dîner à 19h, la télévision allumée pendant les repas, mais aussi avant et après (<em>Feux de l&#39;Amour</em>, <em>QPUC</em>, <em>Le Soir 3</em>...). La marche ou le vélo pour aller aux courses, les cafés chez les voisins, la messe.</p>

<p>Je ne lui ai jamais connu aucun excès, à part parfois un peu trop de beurre. Pas d&#39;alcool à l&#39;horizon. J&#39;ai souvent pensé qu&#39;elle nous enterrerait tous. Raté.</p>

<p>La vie en ville et l&#39;agitation du monde ne l&#39;intéressait pas, voire, lui faisait peur. Elle apprenait ce qu&#39;elle voulait en savoir dans les JT de TF1. Très pieuse, elle ne lisait que des livres dédiés aux prières ou aux papes, <em>Pèlerin Magazine</em>, et allait fréquemment à Lourdes avec d&#39;autres “anciens”.</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/fNU9JGrK/fzX7JNgV.jpg" alt="https://img.szadkowski.fr/fNU9JGrK/fzX7JNgV.jpg"></p>

<p>Elle était aussi, avant tout, une femme au foyer du XXe siècle. Je ne crois pas qu&#39;elle ait jamais travaillée ailleurs que chez elle, pour sa maison, son mari et ses deux fils. Elle est née juste avant la Seconde Guerre Mondiale. Elle a vécu ses premières années dans une petite ferme, à dormir tous dans la même chambre, souvent sans électricité. Elle a ensuite vécu avec incrédulité la prospérité et les innovations des Trentes Glorieuses. Ses révolutions s&#39;appelaient frigo, congélateur, four électrique, aspirateur. Elle s&#39;est arrêtée au téléphone fixe (dans lequel elle hurlait) et à la télévision. Internet, les ordinateurs, ça n&#39;était pas pour elle, m&#39;avait-elle expliqué.</p>

<p>Outre son amour pour ses petits-enfants, je garde aussi en mémoire sa patience infinie. Quand elle s&#39;occupait de nous dans la petite maison vendéenne tout en bois, avec ma sœur et mes cousins, et qu&#39;on lui en faisait voir de toutes les couleurs – quand on ne se cachait pas pour jouer à la <em>Mega Drive</em> en cachette. J&#39;imagine que sa rigueur, et ses cadres, ont contribué aussi à forger nos dépassements des interdits. Encore désolé Mamie. J&#39;espère que tout est plus calme.</p>

<p><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:deuil" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">deuil</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:famille" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">famille</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:mort" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">mort</span></a></p>

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      <guid>https://michael.szadkowski.fr/mamie-monique</guid>
      <pubDate>Sun, 22 Mar 2026 17:01:14 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>📗 « Killing Me Softly », de Jacky Schwartzmann</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/killing-me-softly-de-jacky-schwartzmann</link>
      <description>&lt;![CDATA[https://img.szadkowski.fr/9IycEh8U/xNYGNXOz.jpg&#xA;&#xA;Ce n&#39;était, à première vue, pas l&#39;idée du siècle de choisir ce livre dans une période d&#39;enterrement et de deuil. &#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;On y suit un sympathique tueur à gage de Barbès à qui la vie réussit, le genre sans scrupule mais humain. Il est engagé par un prof d&#39;université, qui veut se venger de violences pédophiles dont il dit avoir été victime. La cible est un vieillard gâteux à enlever dans un Ehpad de Besançon.&#xA;&#xA;Je n&#39;en dirai pas plus, si ce n&#39;est que ce livre était finalement une bonne idée. Il a réussi à me faire rire, ce qui n&#39;était pas gagné. J&#39;avais découvert cet auteur par hasard avec Shit, qui m&#39;avait bluffé. Même si Killing Me Softly est plus mineur, on retrouve l&#39;habituel sens de l&#39;absurde hilarant, du twist inattendu, et du polar social. Les dialogues sont plein de punch et les connards égoïstes en prennent pour leur grade, ce qui fait toujours du bien. Et en plus, c&#39;est court. Merci Jacky.&#xA;&#xA;  Critique Télérama : quand le tueur à gages nous fait mourir de rire&#xA;&#xA;#microcritique #livre #books #polar #français&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.szadkowski.fr/9IycEh8U/xNYGNXOz.jpg" alt="https://img.szadkowski.fr/9IycEh8U/xNYGNXOz.jpg"></p>

<p>Ce n&#39;était, à première vue, pas l&#39;idée du siècle de choisir ce livre dans une période d&#39;enterrement et de deuil.</p>



<p>On y suit un sympathique tueur à gage de Barbès à qui la vie réussit, le genre sans scrupule mais humain. Il est engagé par un prof d&#39;université, qui veut se venger de violences pédophiles dont il dit avoir été victime. La cible est un vieillard gâteux à enlever dans un Ehpad de Besançon.</p>

<p>Je n&#39;en dirai pas plus, si ce n&#39;est que ce livre était finalement une bonne idée. Il a réussi à me faire rire, ce qui n&#39;était pas gagné. J&#39;avais découvert cet auteur par hasard avec <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/totemic/totemic-du-jeudi-11-mai-2023-4454780"><em>Shit</em></a>, qui m&#39;avait bluffé. Même si <em>Killing Me Softly</em> est plus mineur, on retrouve l&#39;habituel sens de l&#39;absurde hilarant, du twist inattendu, et du polar social. Les dialogues sont plein de punch et les connards égoïstes en prennent pour leur grade, ce qui fait toujours du bien. Et en plus, c&#39;est court. Merci <a href="https://www.facebook.com/p/Jacky-Schwartzmann-100063502482500/?locale=fr_FR">Jacky</a>.</p>

<blockquote><p><a href="https://www.telerama.fr/livre/killing-me-softly-de-jacky-schwartzmann-quand-le-tueur-a-gages-nous-fait-mourir-de-rire_cri-7042352.php">Critique <em>Télérama</em> : quand le tueur à gages nous fait mourir de rire</a></p></blockquote>

<p><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:microcritique" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">microcritique</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:livre" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">livre</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:books" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">books</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:polar" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">polar</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:fran%C3%A7ais" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">français</span></a></p>

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      <guid>https://michael.szadkowski.fr/killing-me-softly-de-jacky-schwartzmann</guid>
      <pubDate>Sun, 15 Mar 2026 21:51:33 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>🗳️ Allez hop, on vote</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/allez-hop-on-vote</link>
      <description>&lt;![CDATA[&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;#surlevif #photos #municipales2026&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.szadkowski.fr/t8kEe2gk/GpzYkaAP.jpg" alt=""></p>



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]]></content:encoded>
      <guid>https://michael.szadkowski.fr/allez-hop-on-vote</guid>
      <pubDate>Sun, 15 Mar 2026 11:48:37 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>⬛ Pépé, le poète</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/pepe-le-poete</link>
      <description>&lt;![CDATA[Mon grand-père est mort vendredi dernier, le 6 mars. Il s&#39;appelait Roland Masse. Il avait 89 ans. Il était avec moi depuis que je suis né, et il m&#39;a aussi élevé dans les premières années de ma vie. Il était, en quelque sorte, un troisième père (more on that later).&#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/XsuCMPmW/en8n8Ep7.jpg&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;En plus de ma tristesse fondamentale, et de la préparation de son enterrement dans l&#39;Yonne, beaucoup d&#39;émotions se bousculent. Des souvenirs aussi. Le vélo, le Mac, le ping-pong, les vins de Bourgogne, les coups de pied au cul, les sourires. &#xA;&#xA;Je ne sais pas encore ce que j&#39;écrirai (ou non) sur sa vie, sur nos vies. Mais je commence par ce moment de début 2025, lors d&#39;un de ses séjours à l&#39;hôpital, qui annonçait une année difficile pour lui, et la famille.&#xA;&#xA;Croyant sa fin imminente, Pépé avait de longues insomnies. Il les a utilisées pour rassembler des messages essentiels à transmettre. Il a ensuite convoqué ses petits-enfants. Et nous sommes venus à son chevet, à l&#39;hôpital d&#39;Auxerre, pour en discuter.&#xA;&#xA;Il m&#39;a permis d&#39;enregistrer la conversation que j&#39;ai eue avec lui. Elle a bien duré 1 h 30. J&#39;admirerai toute ma vie cette manière de préparer sa mort, qui m&#39;a permis aussi, ces derniers jours, de me souvenir de lui.&#xA;&#xA;Parmi les sujets abordés, outre ses souvenirs et considérations sur la famille, la philosophie, la politique, la science..., Pépé m&#39;a parlé de son amour des mots, et de poésie. &#xA;&#xA;C&#39;était inattendu, même s&#39;il adorait lire. Mais pendant que je l&#39;écoutais, au regard de son émotion, j&#39;ai tout de suite su qu&#39;il faudrait retranscrire ce moment de notre discussion à sa disparition. C&#39;est, en quelque sorte, sa poésie à lui qu&#39;il m&#39;a offerte.&#xA; &#xA;Il m&#39;a dit : &#xA;&#xA;  Je crois que j&#39;ai toujours aimé la poésie, et trouvé la poésie magique. Je n&#39;ai su que très tard pourquoi. Au début, je ne comprenais pas pourquoi on disait : tiens, ceci, c&#39;est beau, ceci, c&#39;est pas beau. Il y avait des choses qui me paraissaient belles c&#39;est sûr. Mais à certains moments, d&#39;autres mots me paraissaient nettement plus beaux que les autres. Je me disais qu&#39;il devait y avoir quelque chose de caché, quelque chose que je ne voyais pas. Et bien, c&#39;est la magie du mot.&#xA;&#xA;  Pour le dessin, les lumières, la musique... toutes ces choses qui enchantent l&#39;âme, ce sont les vibrations qui comptent. Mais la poésie, ça enchante l&#39;âme d&#39;une manière très particulière. C&#39;est le verbe, c&#39;est le mot. Être poète, c&#39;est prendre une ligne, mettre des mots ou d&#39;autres choses avec, et d&#39;arriver à transformer le mot ou une partie de la phrase en un mot magique qui ouvre vers un horizon absolument infini.&#xA;&#xA;  Il y a un vers qui est tellement beau, je ne me rappelle même plus s&#39;il est d&#39;Apollinaire ou de Rimbaud. En même temps, j&#39;aime bien ne plus savoir, car à la fin, les deux se mélangent. Je vais te le dire, il n&#39;est pas long, c&#39;est une ligne. Le vers c&#39;est : &#34;Et l&#39;unique cordeau des trompettes marines&#34;.&#xA;&#xA;Depuis, j&#39;ai vérifié, il s&#39;agit bien d&#39;Apollinaire. Le poème s&#39;appelle Chantre, c&#39;est un monostiche de huit mots paru en 1913 dans un recueil qui s&#39;appelle Alcools. (source)&#xA;&#xA;Ce que Pépé m&#39;en a dit ensuite est plutôt bouleversant.&#xA;&#xA;  &#34;Et l&#39;unique cordeau des trompettes marines&#34;. C&#39;est tout, ça a l&#39;air de rien. Seulement, en le lisant, je sens l&#39;inconnu rouler vers ma nuque. D&#39;un seul coup, je suis projeté en mer. Tout l&#39;univers a cette vue extrêmement infinie. Je suis perdu, je suis noyé. Je suis sauvé, c&#39;est extraordinaire. Ce sont les poètes qui arrivent à faire ça.&#xA;&#xA;Parmi ses diverses recommandations de lectures ont figuré son autre poème préféré, Le Bateau Ivre, d&#39;Arthur Rimbaud. &#34;Le Bateau Ivre, mon Dieu que c&#39;est beau&#34;, m&#39;a-t-il dit. &#34;Je l&#39;ai toujours lu. Toujours relu. Quand quelque chose ne va pas bien, je le relis. Ces derniers jours, je l&#39;ai relu dans ma tête.&#34; Si vous lisez, relisez, écoutez Le Bateau Ivre (sur Wikipédia par exemple), vous pouvez en être sûr : Pépé sera content que ces mots vivent aussi en vous.&#xA;&#xA;Il m&#39;a aussi chargé de l&#39;apprendre à mes filles. Et plus généralement, de surveiller, pendant leurs récitations de poésies, les moments où les émotions se déclenchent dans leurs yeux. C&#39;est là où on trouve le plus facilement la magie dont il parlait.&#xA;&#xA;#deuil #famille #mort&#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/doGEFXiU/wEMkFbaC.jpg&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Mon grand-père est mort vendredi dernier, <a href="https://www.lyonne.fr/avis-de-deces/avis/5010804">le 6 mars</a>. Il s&#39;appelait Roland Masse. Il avait 89 ans. Il était avec moi depuis que je suis né, et il m&#39;a aussi élevé dans les premières années de ma vie. Il était, en quelque sorte, un troisième père (<em>more on that later</em>).</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/XsuCMPmW/en8n8Ep7.jpg" alt="https://img.szadkowski.fr/XsuCMPmW/en8n8Ep7.jpg"></p>



<p>En plus de ma tristesse fondamentale, et de la préparation de son enterrement dans l&#39;Yonne, beaucoup d&#39;émotions se bousculent. Des souvenirs aussi. Le vélo, le Mac, le ping-pong, les vins de Bourgogne, les coups de pied au cul, les sourires.</p>

<p>Je ne sais pas encore ce que j&#39;écrirai (ou non) sur sa vie, sur nos vies. Mais je commence par ce moment de début 2025, lors d&#39;un de ses séjours à l&#39;hôpital, qui annonçait une année difficile pour lui, et la famille.</p>

<p>Croyant sa fin imminente, Pépé avait de longues insomnies. Il les a utilisées pour rassembler des messages essentiels à transmettre. Il a ensuite convoqué ses petits-enfants. Et nous sommes venus à son chevet, à l&#39;hôpital d&#39;Auxerre, pour en discuter.</p>

<p>Il m&#39;a permis d&#39;enregistrer la conversation que j&#39;ai eue avec lui. Elle a bien duré 1 h 30. J&#39;admirerai toute ma vie cette manière de préparer sa mort, qui m&#39;a permis aussi, ces derniers jours, de me souvenir de lui.</p>

<p>Parmi les sujets abordés, outre ses souvenirs et considérations sur la famille, la philosophie, la politique, la science..., Pépé m&#39;a parlé de son amour des mots, et de poésie.</p>

<p>C&#39;était inattendu, même s&#39;il adorait lire. Mais pendant que je l&#39;écoutais, au regard de son émotion, j&#39;ai tout de suite su qu&#39;il faudrait retranscrire ce moment de notre discussion à sa disparition. C&#39;est, en quelque sorte, sa poésie à lui qu&#39;il m&#39;a offerte.</p>

<p>Il m&#39;a dit :</p>

<blockquote><p>Je crois que j&#39;ai toujours aimé la poésie, et trouvé la poésie magique. Je n&#39;ai su que très tard pourquoi. Au début, je ne comprenais pas pourquoi on disait : tiens, ceci, c&#39;est beau, ceci, c&#39;est pas beau. Il y avait des choses qui me paraissaient belles c&#39;est sûr. Mais à certains moments, d&#39;autres mots me paraissaient nettement plus beaux que les autres. Je me disais qu&#39;il devait y avoir quelque chose de caché, quelque chose que je ne voyais pas. Et bien, c&#39;est la magie du mot.</p>

<p>Pour le dessin, les lumières, la musique... toutes ces choses qui enchantent l&#39;âme, ce sont les vibrations qui comptent. Mais la poésie, ça enchante l&#39;âme d&#39;une manière très particulière. C&#39;est le verbe, c&#39;est le mot. Être poète, c&#39;est prendre une ligne, mettre des mots ou d&#39;autres choses avec, et d&#39;arriver à transformer le mot ou une partie de la phrase en un mot magique qui ouvre vers un horizon absolument infini.</p>

<p>Il y a un vers qui est tellement beau, je ne me rappelle même plus s&#39;il est d&#39;Apollinaire ou de Rimbaud. En même temps, j&#39;aime bien ne plus savoir, car à la fin, les deux se mélangent. Je vais te le dire, il n&#39;est pas long, c&#39;est une ligne. Le vers c&#39;est : <em>“Et l&#39;unique cordeau des trompettes marines”</em>.</p></blockquote>

<p>Depuis, j&#39;ai vérifié, il s&#39;agit bien d&#39;Apollinaire. Le poème s&#39;appelle <strong>Chantre</strong>, c&#39;est un monostiche de huit mots paru en 1913 dans un recueil qui s&#39;appelle <strong>Alcools</strong>. <a href="https://books.openedition.org/puv/12702?lang=fr">(source)</a></p>

<p>Ce que Pépé m&#39;en a dit ensuite est plutôt bouleversant.</p>

<blockquote><p>“Et l&#39;unique cordeau des trompettes marines”. C&#39;est tout, ça a l&#39;air de rien. Seulement, en le lisant, je sens l&#39;inconnu rouler vers ma nuque. D&#39;un seul coup, je suis projeté en mer. Tout l&#39;univers a cette vue extrêmement infinie. Je suis perdu, je suis noyé. Je suis sauvé, c&#39;est extraordinaire. Ce sont les poètes qui arrivent à faire ça.</p></blockquote>

<p>Parmi ses diverses recommandations de lectures ont figuré son autre poème préféré, <em>Le Bateau Ivre</em>, d&#39;Arthur Rimbaud. <em>“Le Bateau Ivre, mon Dieu que c&#39;est beau”</em>, m&#39;a-t-il dit. <em>“Je l&#39;ai toujours lu. Toujours relu. Quand quelque chose ne va pas bien, je le relis. Ces derniers jours, je l&#39;ai relu dans ma tête.”</em> Si vous lisez, relisez, écoutez <em>Le Bateau Ivre</em> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Bateau_ivre">(sur Wikipédia par exemple)</a>, vous pouvez en être sûr : Pépé sera content que ces mots vivent aussi en vous.</p>

<p>Il m&#39;a aussi chargé de l&#39;apprendre à mes filles. Et plus généralement, de surveiller, pendant leurs récitations de poésies, les moments où les émotions se déclenchent dans leurs yeux. C&#39;est là où on trouve le plus facilement la magie dont il parlait.</p>

<p><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:deuil" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">deuil</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:famille" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">famille</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:mort" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">mort</span></a></p>

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]]></content:encoded>
      <guid>https://michael.szadkowski.fr/pepe-le-poete</guid>
      <pubDate>Wed, 11 Mar 2026 20:11:30 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>📗 Mordu par « Chien 51 », de Laurent Gaudé</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/mordu-par-chien-51-de-laurent-gaude</link>
      <description>&lt;![CDATA[Je n&#39;ai pas vu le film de Cédric Jimenez. Sa sortie m&#39;avait conduit à mettre ce polar futuriste sur mes listes. Je viens de l&#39;avaler en quelques jours.&#xA;&#xA;!--more-- &#xA;Sombre, poisseux et dystopique à souhait, sans s&#39;appesantir d&#39;explications. On sait juste que des conglomérats privés (du genre d&#39;Alien: Earth) ont racheté des pays en faillite. Les ombres de l&#39;hypercapitalisme et des crises climatiques planent en permanence. Ce n&#39;est même pas le sujet. Les avancées technologiques non plus. Elles ne restent qu&#39;en arrière-plan, néfastes et creusant les inégalités.&#xA;&#xA;On suit surtout le chien grec Zem Sparak dans sa quête d&#39;identité perdue, mêlée d&#39;autodestruction et de lutte de classe. Une enquête bien glauque va tendre comme jamais toutes ses failles. Sacré personnage. La policière, Salia Malberg, n&#39;est pas mal non plus, mais on aimerait en savoir plus sur elle. L&#39;écriture parvient à être en nerveuse, même quand les phrases s&#39;étirent - chapeau. Et la bonne nouvelle, c&#39;est qu&#39;une suite vient de sortir : Zem. J&#39;ai hâte.&#xA;&#xA;https://img.szadkowski.fr/0qAiogaY/i7VFXcuE.jpg&#xA;&#xA;#microcritique #livre #books #dystopie #polar&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Je n&#39;ai pas vu le film de Cédric Jimenez. Sa sortie m&#39;avait conduit à mettre ce polar futuriste sur mes listes. Je viens de l&#39;avaler en quelques jours.</p>

 

<p>Sombre, poisseux et dystopique à souhait, sans s&#39;appesantir d&#39;explications. On sait juste que des conglomérats privés (du genre d&#39;<em>Alien: Earth</em>) ont racheté des pays en faillite. Les ombres de l&#39;hypercapitalisme et des crises climatiques planent en permanence. Ce n&#39;est même pas le sujet. Les avancées technologiques non plus. Elles ne restent qu&#39;en arrière-plan, néfastes et creusant les inégalités.</p>

<p>On suit surtout le chien grec Zem Sparak dans sa quête d&#39;identité perdue, mêlée d&#39;autodestruction et de lutte de classe. Une enquête bien glauque va tendre comme jamais toutes ses failles. Sacré personnage. La policière, Salia Malberg, n&#39;est pas mal non plus, mais on aimerait en savoir plus sur elle. L&#39;écriture parvient à être en nerveuse, même quand les phrases s&#39;étirent – chapeau. Et la bonne nouvelle, c&#39;est qu&#39;une suite vient de sortir : <a href="https://www.laurent-gaude.com/zem-2025/">Zem</a>. J&#39;ai hâte.</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/0qAiogaY/i7VFXcuE.jpg" alt="https://img.szadkowski.fr/0qAiogaY/i7VFXcuE.jpg"></p>

<p><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:microcritique" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">microcritique</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:livre" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">livre</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:books" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">books</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:dystopie" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">dystopie</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:polar" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">polar</span></a></p>

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]]></content:encoded>
      <guid>https://michael.szadkowski.fr/mordu-par-chien-51-de-laurent-gaude</guid>
      <pubDate>Sun, 08 Mar 2026 18:47:52 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>📸 Mont-Blanc</title>
      <link>https://michael.szadkowski.fr/mont-blanc</link>
      <description>&lt;![CDATA[montblanc.jpg&#xA;&#xA;Autant vous dire que sur les pistes huppées qui font face au Mont-Blanc, personne ne parle trop de bombardements, de nouvelles guerres en cours, ou de l&#39;ordre mondial qui vacille.&#xA;&#xA;!--more--&#xA; &#xA;Parmi les conversations saisies au vol, sous un soleil ardent :&#xA;&#xA;où se rejoindre à l&#39;apéro avec les potes de Versailles ;&#xA;des conseils pour rester en forme avant le semi-marathon du week-end ;&#xA;les 6-7 hurlés quand on croise un télésiège numéro 67 ;&#xA;un débat sur l&#39;apéro de 15 h à la Folie Douce, et sa compatibilité avec le reste de la soirée (question centrale : siester bourré, c&#39;est tricher ?) ;&#xA;une autre débat dans la catégorie biologie et altitude : un pet sur un télésiège est-il senti par les gens du télésiège d&#39;après ? (le doute reste entier) ;&#xA;les comparaisons d&#39;applis de tracking des sessions de ski ;&#xA;une visio avec Jean-Marc, qui fait chier, quand même, d&#39;appeler depuis le bureau ;&#xA;une (wannabe?) influenceuse russe qui se demande où poser en maillot de bain - et le fera près de l&#39;aire de pique-nique.&#xA;&#xA;De mon côté, je souris devant les progrès des enfants. Les joies des premières pistes rouges l&#39;emportent sur les rares gamelles sans gravité. Le reste du temps, on mange du fromage (fondue, tartiflette...). Dès 18 heures, car on a trop faim. Avant d&#39;enchaîner sur des lectures ou des Mario Kart. J&#39;apprécie la charge rapide de mes batteries internes - malgré le décalage avec les restes du mondes, et certaines inquiétudes familiales très vives.&#xA;&#xA;fermes.jpg&#xA;&#xA;freerideuse.jpg&#xA;&#xA;lacroixduchrist.jpg&#xA;&#xA;legrandbleu.jpg&#xA;&#xA;telesiegedumontjolly.jpg&#xA;&#xA;theforest.jpg&#xA;&#xA;tournicotis.jpg&#xA;&#xA;parapente.jpg&#xA;&#xA;montjoly.jpg&#xA;&#xA;vuedumontjoly.jpg&#xA;&#xA;influenceurlavazza.jpg&#xA;&#xA;chewbacca.jpg&#xA;&#xA;#surlevif #vacances #ski #photos&#xA;&#xA;Réaction, question, idée ?&#xD;&#xA;Envoie un mail.&#xD;&#xA;Et abonne-toi, c&#39;est gratuit :)]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.szadkowski.fr/R0heNc16/hglGanhh.jpg" alt="montblanc.jpg"></p>

<p>Autant vous dire que sur les pistes huppées qui font face au Mont-Blanc, personne ne parle trop de bombardements, de nouvelles guerres en cours, ou de l&#39;ordre mondial qui vacille.</p>



<p>Parmi les conversations saisies au vol, sous un soleil ardent :</p>
<ul><li>où se rejoindre à l&#39;apéro avec les potes de Versailles ;</li>
<li>des conseils pour rester en forme avant le semi-marathon du week-end ;</li>
<li>les 6-7 hurlés quand on croise un télésiège numéro 67 ;</li>
<li>un débat sur l&#39;apéro de 15 h à la Folie Douce, et sa compatibilité avec le reste de la soirée (<em>question centrale : siester bourré, c&#39;est tricher ?</em>) ;</li>
<li>une autre débat dans la catégorie biologie et altitude : un pet sur un télésiège est-il senti par les gens du télésiège d&#39;après ? (<em>le doute reste entier</em>) ;</li>
<li>les comparaisons d&#39;applis de tracking des sessions de ski ;</li>
<li>une visio avec Jean-Marc, qui fait chier, quand même, d&#39;appeler depuis le bureau ;</li>
<li>une (wannabe?) influenceuse russe qui se demande où poser en maillot de bain – et le fera près de l&#39;aire de pique-nique.</li></ul>

<p>De mon côté, je souris devant les progrès des enfants. Les joies des premières pistes rouges l&#39;emportent sur les rares gamelles sans gravité. Le reste du temps, on mange du fromage (fondue, tartiflette...). Dès 18 heures, car on a trop faim. Avant d&#39;enchaîner sur des lectures ou des Mario Kart. J&#39;apprécie la charge rapide de mes batteries internes – malgré le décalage avec les restes du mondes, et certaines inquiétudes familiales très vives.</p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/CdpeBgJp/QEDnfvIx.jpg" alt="fermes.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/cYGLCFbQ/UVsApy2R.jpg" alt="freerideuse.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/KkdrGdRE/zyrzwJ9G.jpg" alt="lacroixduchrist.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/Asr1LEPM/Swo6In7m.jpg" alt="legrandbleu.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/Q9V15AlG/YvNAhEII.jpg" alt="telesiegedumontjolly.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/60byVKgZ/pBmZKuO9.jpg" alt="theforest.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/NyeJVbjO/0ZAeg5bl.jpg" alt="tournicotis.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/72LApRdp/26GWFVmc.jpg" alt="parapente.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/qRiRPNtd/jFazFMW9.jpg" alt="montjoly.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/1Lea8ouk/TO3DDDde.jpg" alt="vuedumontjoly.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/yW2YVMwb/hfPhwzlt.jpg" alt="influenceurlavazza.jpg"></p>

<p><img src="https://img.szadkowski.fr/uw1F9Fwa/BI95ORr6.jpg" alt="chewbacca.jpg"></p>

<p><a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:surlevif" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">surlevif</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:vacances" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">vacances</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:ski" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">ski</span></a> <a href="https://michael.szadkowski.fr/tag:photos" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">photos</span></a></p>

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      <guid>https://michael.szadkowski.fr/mont-blanc</guid>
      <pubDate>Wed, 04 Mar 2026 22:08:09 +0000</pubDate>
    </item>
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